21 décembre 2018

Lanzarote J6 - Los Ajaches

En manque de randonnée, nous décidons un trekking au cœur de Los Ajaches.
Nous passons par le village de Femes.
Puis direction Playa Blanca. C'est l'occasion de reprendre quelques photos de la plage de Papagayo avec les couleurs du matin, mais nous revenons garer la voiture à l'entrée du péage de la piste qui y mène pour prendre le départ de notre randonnée. Il était tentant de rester à la plage...
Donc nous voilà partis pour l'ascension de Hacha Grande (569 m), un des plus hauts volcans de l'île.
Le vent souffle fort, c'est désagréable et plus nous prenons de l'altitude, plus cela me semble insupportable.
Nous passons par un col, avant d'entamer la partie plus raide où il faut chercher le sentier dans la roche. Je ne suis pas à l'aise dans cette pente avec des graviers, Stéphane a le don de me demander de poser dans ces moments là et n'est jamais satisfait du résultat, il faut retourner en arrière pour qu'il reprenne la photo, la tension monte entre nous...
En haut, c'est décoiffant dans tous les sens du termes. Une vue incroyable sur 360°, mais difficile d'y prendre des photos tant le vent nous déstabilise, et il fait froid même avec un coupe-vent. On se réfugie derrière un bout de falaise pour pique-niquer, mais très vite on repart. La descente est plus facile de l'autre côté, puis très vite on rejoint le large sentier qui borde la côté. 10 km peu intéressants...
A l'arrivée, j'ai découvert dans la pénombre qui nous enveloppe à présent, sur le bas côté, une toute petite crèche créée avec deux fois rien, mais tellement touchante !
Il me reste à rendre grâce pour ces belles vacances inattendues.

Résumé de notre parcours, le plus long de notre séjour !



20 décembre 2018

Lanzarote J5 - Timanfaya - El Golfo

C'est agréable de se réveiller chaque jour sans se demander s'il va faire beau ! Nous pourrions rester à la piscine qui nous tend les bras. Les touristes sont encore au petit déjeuner, et certains ont déjà posé leur serviette pour réserver leur transat !

Mais ce bleu piscine est mis en concurrence avec le Best Off de Lanzarote : le parc national de Timafaya créé en 1974, et 8ème parc national d'Espagne, aussi appelé "Montanas del Fuego".
D'une superficie de 51 km2, cet endroit a vu la naissance de 32 cônes volcaniques et les terres ont été recouvertes de 8 millions de m3 de lave avec 420 maisons ensevelies entre 1730 et 1736. Les dernières éruptions datent de 1824.
Ces volcans forment de grandes colonnes de cendre lors de l'éruption et leurs composants (les lapillis), poussés par le vent, ont recouvert de vastes étendues et les pentes de cratères plus anciens. Cette étendue recouverte par les pluies de cendre est appelée Valle de la Tranquilidad (vallée de la tranquillité). Le centre de l'éruption était situé au Maciso del Fuego (le massif du feu) haut de 525 m. Ce volcan est aujourd'hui recouvert par les cendres et les scories des éruptions du XVIIIe siècle, bien que le flanc arrière du volcan, qui rayonne encore énormément de chaleur, est composé de laves plus anciennes. L'imposant cratère Corazoncillo, le plus grand cratère d'explosion de Lanzarote, possède une caldeira d'une profondeur de 100 m. C'est la lave de ce volcan qui a enseveli le village de Timanfaya

Nous allons à Timanfaya, par de bonnes routes asphaltées qui ont été aménagées à l'occasion de la visite du général Franco en 1950. 
Le hic de ce parc, c'est qu'on n'a pas le droit de s'y promener et pour un randonneur qui aime la nature, c'est insupportable ! Il y a la milice partout, et mettre un pied en dehors de la route semble passible d'une grosse amende. Voilà pourquoi nous ne sommes pas venus ici tout de suite, nous avions des réticences de principe, mais cela reste un incontournable.
Le 1er parking sur la gauche propose un tour en chameaux de 20 minutes, juste une petite boucle, un attrape touristes à nos yeux ! Et si à 10 heures il n'y a qu'un groupe de chameaux sur le départ, une heure plus tard, ils se suivent à la queue leu-leu...  
On reprend la route à pied à contre-sens des voitures qui arrivent dans le parc pour quelques premières photos de ces paysages lunaires aux couleurs ocres et rouge de la terre, en plein milieu des coulées de lave imposantes.
Plus loin, après un droit de passage de 10 €, on est parqué au restaurant El Diablo (j'ai appris plus tard qu'on y cuisine avec la chaleur géothermique locale). 
Il nous reste à prendre un bus collectif pour 12 km sur la routa de los volcanes, vitres fermées couvertes de trace de doigt et générant beaucoup de reflets, voilà le cadre pour prendre les photos que vous verrez ci-dessous, et je m'en sors pas trop mal...35 minutes qui auraient méritées d'y passer des heures tant les paysages sont spectaculaires. La route y est étroite, le pourboire au chauffeur est conseillé, mais il pourrait au moins nettoyer les vitres ! Et je considère que les vitres pourraient s'ouvrir pour que chacun y trouve son compte, donc non pas de pourboire...
Deux démonstrations restent impressionnantes sur le lieu  :
- l'une montre qu'en enfourchant quelques brins de brousse sèche, ils s'enflamment  en quelques minutes avec l'intense chaleur géothermique qui est là, juste sous nos pieds !
- l'autre montre un sceau d'eau jeté dans un des godets ouverts dans le sol, l'eau entre alors en éruption dans un geyser à vapeur aussi soudain bien qu'attendu !
Voilà, c'était frustrant mais sans doute le prix à payer pour préserver la beauté du site. 
Et nous avons évité les heures de queue sur certaines périodes de l'année semble t'il....des heures de voiture pour accéder juste au parking !
Nous ne sommes pas loin d'El Golfo où je voulais retourner voir la lagune verte aux couleurs du soir. Chose dite, chose faite. L'ombre a commencé à gagner du terrain, mais ce détour en valait pour moi la peine !
1 km plus loin, juste avant Hervideros, il y a une plage où Stéphane m'attend. On y restera jusqu'au coucher du soleil !

19 décembre 2018

Lanzarote J4 - Cuevas Verdes - Playa del Risco

Le premier jour, nous sommes passés à côté de Cuevas Verdes, mais nous avons finalement regretté de ne pas avoir visité ces grottes de lave, qui au dire des touristes valent le détour.
Nous y retournons donc ce matin, à 10h pour l'heure d'ouverture afin d'éviter la foule.

Arrêt à une station essence au départ, j'en profite pour photographier les cactus qui sont juste à côté, nous sommes pas loin du fameux jardin des Cactus, mais Stéphane pour l'heure ne semble pas accrocher à cette visite.
Revenons donc à l'histoire de la Cueva de las Verdes : il s'agit de la formation d'un tube de lave de 6 km, fruit de l'activité éruptive du volcan de la Corona (celui là je le connais bien maintenant!) qui remonte entre 3 000 à 5 000 ans. Cette éruption a formé un vaste tunnel volcanique entre le cône volcanique et l'océan. Seule une partie souterraine a été aménagée en 1964, sur 1 km environ, il y fait 19 degrés.
( En aval, on peut visiter une autre partie du tunnel, les Jameos del Agua, accessibles dans un site aménagé par César Manrique, mais nous ne le visiterons pas).

La visite guidée se déroule en empruntant d'abord le tunnel inférieur qui passe par la salle des Esthètes, la lucarne de Hartung, le four du diable, la crypte et enfin l'auditorium où l'acoustique est exceptionnelle. Le parcours conduit ensuite le visiteur au tunnel supérieur avec un étonnant petit lac tellement calme que l'on pourrait croire à un précipice. Après avoir vu la tête du monstre, le pied du guache et les gouffres des demoiselles, la visite s'achève où elle avait débuté une petite heure auparavant.
L'intérieur du tunnel atteint les 50 mètres de hauteur et présente des largeurs frisant les 15 mètres. Diverses formations singulières et rocheuses y sont présentes : canaux de lave, blocs entraînés par le courant, gouttières de lave, dépôts salins, strates successives de lave solidifiée. La gamme des couleurs est particulièrement spectaculaire allant des tons rougeâtres au blanc en passant par de multiples tonalité d'ocre, de jaune et de vert. Images :
Revenons à la vie en plein air. Comme au premier jour, nous allons ensuite au mirador del Rio, pour voir cette fois l'île de la Graciosa dans le ciel bleu d'un beau matin !
Et puis sur la route au retour vers le village de Yé, Stéphane avait repéré une jolie balade pour descendre à l'une des plus jolies plages (une autre bien sûr) : Playa del Risco.
Descente technique (remontée physique en retour...), mais au bout, une plage quasi déserte et propice à la baignade : Stéphane en profite, il faudra se sécher au soleil car pas de serviettes de plage dans nos sacs à dos, elles sont restées dans la voiture...
Parcours sportif mesuré en descente en courant par Stéphane :